Le mot du secrétaire de la Section Petit-Montrouge.

By stephane
Stéphane Lovisa, secrétaire de la section Petit-Montrouge

Stéphane Lovisa, secrétaire de la section Petit-Montrouge

Le Parti Socialiste s’ancre à Gauche petit à petit. Après des années passées à se chercher, la situation économique désastreuse est une boussole qui l’aide à retrouver le sens de son existence.

Nous sommes collectivement au pied du mur. Une crise économique dévastatrice est arrivée, provoquée par la dérive vers le « tout marché ». Cette idéologie a atteint des sommets délirants menant à une financiarisation massive de l’économie. La bulle spéculative a crevé sous son propre poids. Elle entraîne aujourd’hui les plus pauvres, les plus vulnérables, ainsi qu’une part significative des classes moyennes dans la spirale du chômage, du déclassement et de la misère.

Il est urgent de proposer une alternative. Le G20 de Londres n’a accouché que d’une souris. Beaucoup de bruit pour pas grand chose, à part quelques chiffres, dont on sait déjà qu’ils seront insuffisants. Les gros yeux faits aux paradis fiscaux n’auront, quant à eux, que peu d’impact, la contrainte est trop faible. Joseph STIEGLITZ, prix Nobel d’économie 2001 et ancien vice président de la Banque Mondiale le dit lui-même : « Le FMI refait les mêmes erreurs que pendant la crise asiatique ». Ils s’étaient réunis, soit disant pour sauver le monde, ils n’auront réussi qu’à sauver des grandes banques…

Heureusement que Benoît HAMON a réussi à faire adopter par le Parlement Européen son rapport pour lutter contre le secret bancaire et les paradis fiscaux. Nicolas SARKOZY se contente de discours d’un coté, Benoît HAMON agit concrètement de l’autre.

Les élections Européennes de juin sont une chance pour les citoyens de dire « non » à cette stratégie de la droite européenne. Seule une politique concertée à l’échelon européen peut venir à bout efficacement de la crise. Les politiques de droite menées en Europe depuis tant d’années sont la cause de la profondeur de cette crise. Chacun sait que seul un Parlement Européen de Gauche a une chance de renverser la vapeur. Pour cela, il nous faut d’abord gagner ces élections, puis se donner les moyens de mener une politique du changement sur le continent européen.

Les socialistes et socio-démocrates européens se sont réunis derrière un texte programmatique commun, le Manifesto. C’est une première dans l’Histoire. Sa nouveauté principale est la volonté commune de mettre fin à la co-gestion du Parlement Européen, entre les socialistes et le centre-droit. Cette méthode de co-gestion avait, certes, été nécessaire depuis les années 50 pour faire avancer l’Europe à petits pas.

Désormais il est indispensable de politiser cette instance. Accepter de diriger l’Europe à Gauche si nous l’emportons, mais aussi accepter de s’opposer à la Droite si nous perdons les élections. Le Manifesto prend l’engagement qu’un candidat socialiste sera présenté pour succéder au très néo-libéral BARROSO à la tête de la Commission Européenne. Il est l’actuel Président et le dernier survivant politique du triste sommet des Açores, qui le vit aux côtés de BUSH, AZNAR et BLAIR décider de l’invasion de l’Irak.

Par ailleurs, un texte d’orientation politique des socialistes français a été écrit. Il va plus loin que le Manifesto. Par exemple, si ce dernier propose qu’un salaire minimum soit instauré dans chaque pays de l’Union, le texte français propose qu’il soit de 60 % du revenu médian dans chaque pays.

L’Europe a été construite après la deuxième guerre mondiale pour empêcher les peuples de subir une fois de plus un affrontement meurtrier. La meilleure manière d’éviter ce genre de drame est de permettre aux peuples un développement harmonieux, loin de la misère et du désespoir. Il faut leur offrir un avenir d’espoir pour eux et pour leurs enfants. La sécurité sociale, la retraite par répartition, la loi qui protège les faibles contre les forts, les services publics, outils de la redistribution, sont les outils qui permettent de remplir les aspirations des peuples, prospérité et confiance dans le futur. D’autres outils devront aussi être inventés par le camp progressiste.

Les socialistes en sont convaincus. Ils travailleront à la réalisation de cet objectif avec abnégation. En mettant au cœur de leur démarche la défense des salariés européens d’abord, l’effort pour l’éducation et la jeunesse ensuite, sans oublier la défense des services publics enfin.

Stéphane Lovisa

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